Pourquoi ?
Pourquoi? Regarde c'que tu m'as fais! Je n'arrive plus à me souvenir. Mes yeux aveugle, ma bouche vomit. Tu bouffes ma haine, mon corps qui pourrit. Je n'trouve plus ma place dans son plaisir. Il m'a pompée les restes d'innocence. La mauvaise herbe semée dans son ventre... J'n'ai ni remords ni regret. J'n'éprouve plus rien pour personne. Pourquoi? Regarde c'que tu m'as fais! Le regard vide et le c½ur blanc. Je me voue, tu vois, mais fait semblant. J'ai appris à rester sèche et seule. La main absente a volé l'émotion. Je n'arrive plus à avoir de dévotion, ni la putain de célèbre affection. Et quand j'obtiens tout c'que je veux, j'n'en veux plus, me lasse, et le détruis. Pourquoi? Regarde c'que tu m'as fais! Tu vois, c'est plus fort que moi, mais toi, tu n'y échapperas pas. La vie, comme tu la vois, est, chaque jour, différente pour moi. Tu aimes autrui et tu partages... Je crois que moi je n'connais pas. Viens et approche-toi de moi! Sens l'enfer grandir en moi. La salope prend tout, elle aime, elle utilise. Chienne, pourquoi...? Tout ce qu'elle commence, elle ne le finira jamais .
Samantha
Choyée, Samantha pleure. Choyée, Samantha meurt. Sonne & assomme encore Samantha.
Elle n'y croit plus.
Ecoute ton c½ur s'encrasser comme leurs machines.
Ton corps ne servira plus.
Samantha couche-toi, même s'ils sont aux pieds de ton lit, même s'ils te prennent.
Samantha pleure. Cette douce chaleur te tient en laisse.
Par la corde saigne.
Toute petite, petite bouche aime l'ingestion : ça mousse au fond.
Ta chair est nue. Bois, tu l'emplis. Enfant caresse le.
Un, deux genoux rentrent dedans, le sol est mou.
Tout devient lent.
Martyr attire les mouches, suit les cris sous la terre, l'ame saoule.
Martyr attire les mouches, fuit les cris sous la terre, l' ame seule.
A nos pères qui êtes absents...
Délivrez-nous du mal... Je vous salue Marie, pleine de grâce.
A ceux qui nous ont offensés : nous vous soumettons à la tentation.
A ceux qui nous ont dévastés, dites leur la vérité : la bête et l'agneau ne font qu'un. Craque sa tête. Un bébé dort sous la terre, la bouche pleine.
Coule ! Sperme et poussière. Il Crache ses plaies.
Poupée chiffon... La nuit est sourde. Samantha s'en va.
J'attends mon tour. Dorment les cris.
J'ai emprunté ton corps, je te le rendrais un peu cassé.
A la droite de dieu
Salope sourit, trahit, détruit, sale pute. Juste un morceau de ton cul, salope, j'en veux juste un pour pouvoir le brandir, l'asseoir, le voir pourrir à la droite de dieu et le savoir mourir... Une partie de ta luxure. Copule, c'est sûr ta pute simule, s'assume. Place-toi dans la cabine, la boite à confessions. Dis-lui que tu signes et dévoile ta passion. Montre-lui tes ruines et baisse ta culotte. Salope! Idéaliste, opportuniste, anorexique et boulimique, je me nourris de ta peur pour pouvoir la vomir. Mon c½ur se vide rongé de mauvais bonheur. Je vis à l'intérieur de la vermine sous la poudre et l'artifice que tu ne peux dissoudre Salope! Je mens, je mens tellement. Comprends, comprends-moi. Je mens tellement. Comprends-moi. Je suis ma création. Je suis mon ambition. Je suis ma création. Juste ta fiction! Comment, comment pourrais-tu savoir? Comment, comment pourrais-tu m'avoir? Comment, comment es-tu sure de moi ? Comment, comment pourrais-tu me croire? Comment, comment... ? Croire!
Ailleurs c'est ici
Je digère un passé etiolé
Ce monstre athée rêve maintenant
Le sang fatigué, je me rends vers les seins
Nos vies au creux des mains
Je balbutie d'effroi
Et tout me manque a l'instant
D'instinct, le mal s'obtient par le corps
Et j'egaye mes plaies, sablées
L'hôte souffrait
Que ton être se refuse à son poste
Je feindrait ma mort
Pour que tu me prennes dans ton exode
Je me suis perdue
Au printemps de la vie
Tant pis, je t'en remércie de tout coeur
La faim au ventre
Je t'étouffe de mes bras
Te prouve mon ardeur
Tu manques à mes tissus sans chaleur
REFRAIN
Regarde, regarde, jeunesse se passe
Je suis venue te dire à un moment
d'égard; mégarde
Ma vie, faite de toi et moi
Je nous aimes à présent
COUPLET
Amour secret d'alcôve
Nous sommes tous comme des fauves
Il est temps que mes dragons viscéraux
te détournes de nos vautours
Tour à tour, il s'égarent
On se lâche
Ton fantomne rôde, me hante
Autour de l'aube, on nous attend
Nos visages anguleux,
fébriles se détériorent
Nos cages cutanées granuleuses
élaborent une effraction à nos règles
Aussi bas qu'est le silence d'un prêtre
J'ai pris la parole à mon être
REFRAIN
Regarde, regarde, jeunesse se lasse
Je pris l'élue de vivre tes moments
blafards, bavarde
Confesse ses taches
Dans nos veines s'écoule le même sang
Regarde (x6)
PONT
Dans nos veines s'écoule le même sang (x4)
Sommes nous heureux ici et maintenant ?
Seras-tu là pour l'entendre ?
Sommes-nous heureux ici et maintenant ?
Seras tu là pour m'attendre ?
Sommes-nous heureux ici et maintenant ?
Seras-tu là pour l'entendre ?
Sommes nous heureux ici et maintenant ?
Seras tu là ? On aura bientôt plus le temps !
OUTRO
Je me parle ou presque
Comme si c'était toi
(Comme si c'était toi)
Possédant mon moi, tu y vois plus clair
(Plus clair)
Je suis l'est et l'ouest
Toi le nord et le sud
Rends-toi sans mesure
Que le temps me semble beau :
L'humain sent si bon
Que les cieux me semblent beau
L'humain sent si bon
Que les cieux me semble chauds
Demain c'est si loin
Ailleurs,c'est ici
Avec toi ailleurs, c'est ici
Avec toi ailleurs, c'est ici
Je nous aime à présent
Détruis moi!
Tu n'es pas mieux que moi !
Si c'est ton jeu, détruis-moi !
Mange les restes dans la poubelle.
Mais vomis pour que tu sois plus belle.
Belle est laide quand elle est sur scène.
Elle se moque de tout même.
Quand ils la saignent.
Lève-toi !
Ces gens parlent si bas.
Lève-toi !
Ne les entends pas !
Mais je les écoute.
Laide a un doute.
Ils ne me connaissent pas.
Mais crachent treize fois.
Je connais bien mon rôle.
Et j'ai besoin de toi.
Tu n'es pas mieux que moi.
Salis-moi, ne me néglige pas.
Tu n'es pas mieux que moi.
Qui suis toi.
Tu ne t'aimes pas ?
Tu n'es pas mieux que moi.
Si c'est ton jeu, détruis-moi !
Suceurs, tout est dans ma bouche.
J'en suis la souche.
Votre venin est si doux.
La grosse ne crachera pas.
Tes ongles sont si sales.
Ton vernis craque.
Elle, quelque fois.
Aurait voulu être elle.
Quelques joies pour quelques peines.
Elle, sans visage, ne donne pas son âge.
Le regard, sagement dérobé.
Elevage des âmes, plein corsage...
Quel corps vais-je vendre aujourd'hui ?
Choisir je ne saurais.
Mais pour eux le mieux serait.
La peau nue de ma poupée ; Si souvent, je la porterais.
Vous pourrez alors, cracher, détruire, voler, me saccager.
Sous elle je ris si fort que peut-être m'entendrez-vous?
Sous elle je ris si fort que peut-être étais-ce vous?
Sous elle, je cris si fort. Sous elle, je ris si fort.
Sous elle, je vis si fort. Sous elle, je prie si fort.
Sous elle, je gis si fort. Sous elle, je ris si fort que peut-être m'entendrez-vous ?
Sous elle, je cris si fort que peut-être la tueriez-vous ?
Elle sans visage, ne donne pas son âge. Le regard sagement dérobé.
Elevage des âmes, plein corsage...
Quel corps vais-je vendre ? Aujourd'hui.
N'est pas sans rappeler demain.
Je regarde le sang sur mes mains : Beau paysage !
La chair et le sang
Berce-la! Dans son ventre, petite fille, petite pute. Il est entré, visage obscur, mâle impur. Plus près de toi, laisse pénétrer ses doigts. Elle est sale. Elle a mal. Fenêtres et portes sont fermées, il est entré. Aime-le! Famille sacrée, fermée. Comme une messe, rituel régulier, chaque soir la porte s'ouvre. Maman! elle avait pourtant fait son lit. Maman! Ses draps, son lit sont souillés. Maman... ! Donne-toi à lui ses remords sont des frasques, il te déflore. Donne-toi, mais cri pas trop fort! Ses sales doigts ont taché ton corps. Encore, il te touche, tellement, ta peau est douce.
Le mâle
Naître et paraître sont donc les mots clefs de l'homme. Calculer, chérir l'image que l'on lui donne. Faire naître et mourir. Paraître et souffrir. N'émettre un soupir. Aux lois obéir. Son sexe chérir. La femme assouvir au moindre plaisir du mâle empire. Non! L'homme ne sera pas plus homme! Faire paître et vomir. Né maître et sourire. Par être souffrir. Aux lois d'obéir. Ton sexe chérir. La femme applaudir, ne plus l'amoindrir. Du mâle transpire. Non! L'homme ne sera plus inhumain! L'homme ne sera pas plus homme. L'humain restera sombre et malsain. Demain